Ka records : deep roots outta France !

Si vous en avez marre du son plat et formaté qu’on nous crache régulièrement au visage, si vous aussi vous pensez qu’il y avait une vie avant Protools, et si la chaleur d’un groupe de musiciens enregistré sur bande vous manque, vous devriez jeter une oreille au travail de Ka record. Ce label lyonnais, fondé par une équipe de passionnés du reggae-roots 70’s, possède une patte sonore immédiatement reconnaissable.  Leur particularité ? Une production 100% analogique, de l’enregistrement au pressage… Authenticité garantie !

C’est entre les murs du studio ANKH, à Lyon, qu’est produite la musique de KA Records. Le studio fonctionne dans la plus pure tradition des studios jamaïcains, enregistrant tous les riddims avec un même backing-bandThe Soul Agitators, et privilégiant pour les parties vocales des artistes issus de la scène locale. Le label avait déjà commis en 2010 et 2011 trois excellents 10 inch, avec des artistes tels que Joe PilgrimThe Mighty Lions, ou encore Earl Wonder. Mais c’est sur la série de 45 tours du label que je me penche aujourd’hui :

Avec son premier 7 pouces, “Don’t scheme against people” Ka records a frappé fort. Un riddim implacable des Soul Agitators, un vocal subtil des Maat Disciples, des harmonies bien senties… en fait, sans les crédits, difficile de croire qu’on est en France, en 2011. Encore mieux : la face B que nous offre le label est une version Deejay engagée, profondément anti- digital. Le Deejay Woody Allan vient pourfendre  cette musique « qui tue le roots » selon ses lyrics avec un refrain on-ne-peut-plus explicite “Natty don’t want no digital”. Voilà qui devrait plaire aux réfractaires de “l’électro-reggae”.

La deuxième sortie 45 tours du label est dans la même veine. Cette fois, c’est la voix falsetto de John Milk qui supplie les selectors de tempérer la dance, sur un riddim décrit rub-a-dub-roots par ces créateurs. “Mister Dj / We’re tired of your BOOM BOOM sound [… ] Now forget about your vanity / to brainwash with sub is like a techno party / and I don’t like it !”

 

Pour son troisième 45 tours, Ka records fait appel à Christophe Rigaud aka Earl Wonder. Le chanteur pose sa voix sur un riddim lent et gras. On retrouve toujours cette patte très propre au label lyonnais, qui leur confère ce que beaucoup d’artistes-producteurs ou studio n’ont pas/plus, une identité sonore. Plutôt intéressant, même si selon moi l’alchimie entre vocal et riddim ne fonctionne pas aussi bien que sur les 2 premières.

 

Le dernier morceau en date de la série est signé Joe Pilgrim. Là encore, on retrouve sur ce titre “Nice time” ce son particulier sorti de l’ANKH studio, et ça c’est fort ! Le riddim est plus saccadé, moins groovy que les 3 autres, mais la très jolie voix de Pilgrim posée dessus nous offre encore une fois une production de très bonne facture.

 

Et Ka records ne compte pas en rester là ! Le dernier message publié sur le facebook du label laissait entrevoir la prochaine production… sur le chemin du pressage! En attendant, voici un aperçu d’un des skeuds dont je parle au dessus :

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