Great Ooga Booga From Arooga !

Horace Swaby aka Augustus Pablo. Un nom incontournable pour qui s’intéresse à la musique Jamaïcaine des 70’s. Artiste autodidacte surdoué, multi-instrumentiste et producteur de génie, il a popularisé l’utilisation de son jouet favori, le mélodica, à travers le monde entier. A l’origine, Augustus Pablo était un nom générique utilisé par Herman Chin Loy (producteur sino-jamaïcain, tout comme son cousin Leslie Kong) pour créditer les versions des musiciens qui posaient sur son label Aquarius. Il s’agissait entre autres des organistes/keyboarders Lloyd Charmers (ancien membre des Uniques aux cotés de Slim Smith et de Jimmy Riley) et de Glen Adams.

Le morceau dont je vais vous parler, Iggy Iggy, est considéré comme le premier effort de Pablo. Il fut produit par Chin Loy lors d’une visite du jeune musicien, mélodica sous le bras, chez Aquarius Records, boutique de disques d’Herman basée sur Half Way Tree. Intrigué par cet instrument, et toujours à la recherche de créativité, le producteur est le premier à enregistrer Pablo (encore adolescent) et Iggy Iggy voit le jour en 1971 sur un pre-release 7” Aquarius ainsi que sur Scorpio, un autre label du Deejay-producteur. Selon les sources, il se pourrait que ce morceau ait été enregistré à Randy’s ; d’après d’autres à Aquarius, peut être bien les deux..

Venons en au fait : Iggy Iggy est un deep instrumental ouvert par une intro vocal de Chin-Loy himself. Le riddim démarre, et les percussions assurées par ‘Sticky’ Thompson et Clive Chin, sont très vite rattrapées par le son profond du mélodica de Pablo, qui vous transporte “straight in the hills” Iggy Iggy ne fut cependant pas un hit en Jamaïque. Il faudra attendre East Of The River Nile et surtout sa collaboration avec Clive Chin, qui produira son classique Java, pour que Pablo soit (re)connu. Collaboration qui donnera le fameux LP This Istoujours produit par Clive. Un must have

Sur le flip du Iggy Iggy, un autre morceau instrumental, où le mélodica cède sa place aux cuivres sur ce cut intitulé Babylon (ou Aquarius 2). Le trombone de Don D Jr (Vin Gordon) se mêle avec élégance au sax de Tommy McCook. Qui a dit qu’on n’aimait pas le majeur, dans le reggae ? Certains de ces pre-releases comporteraient une autre face b, un deejay-cut de Johnny Lover : Head Cup. Surprenant car ce Head Cup est une production Joe Gibbs.

Babylon sera également pressé en Angleterre sur le label Duke Records, en face B d’une autre production de Chin LoyReggae in The Fields. Quant à Iggy Iggy, vous pouvez aussi l’écouter sur la compile The Red Sea sortie en 1998, regroupant les meilleurs titres de le collaboration Pablo/Aquarius entre 1970 et 1973. Vous en voulez plus ? Alors jetez une oreille sur la compile Pressure Sounds : Aquarius Rock – The Hip Reggae World Of Herman Chin Loy qui a exhumée de nombreuses versions alternatives fort sympathiques !

Don’t seh yuh never know, Horace Swaby is the best of all Augustus Pablos !

                                                                                                                                    NICOLAS ‘SWABY’

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3 thoughts on “Great Ooga Booga From Arooga !

  1. Et quid du Why Did You Leave des Heptones, ou Alton & Phyllis (2 cuts antérieurs dont ce riddim prend sa source)…?
    Studio One Rules…

  2. Yes Tonto, cette chronique n’a pas été écrite dans le but de répertorier tous les cuts du Why Did You Leave riddim dont s’inspire ici Chin Loy! Et d’ailleurs? Duke Reid riddim? Coxsone riddim?

  3. Pingback: The Good, The Bad & The Ugly | killers without fillers

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