Ces chinois qui ont fait le reggae

mighty_vikings_at_jbcOn croise sur beaucoup de disques jamaïcains des noms à consonance asiatique tels que Kong, Lee, Hoo Kim ou Chen. Au début, on n’y fait pas vraiment attention, à cette étrangeté géo-patronymique. On se dit que ce sont des cas isolés, voire qu’il s’agit de pseudonymes choisis dans la foulée d’un film de kung-fu (comme Lone Ranger ou Josey Wales pour les films de cowboys). Mais à force de les voir s’accumuler, et de relever l’importance des gus qui les portent, on finit par se demander : qu’est-ce qu’autant de chinois font dans la musique jamaïcaine, dès le début ? Quelle est l’influence de cette minorité ethnique dans le développement de la musique locale ? Et surtout : d’où vient cette connexion musicale sino-yardie improbable et insoupçonnée (du moins par moi) ? Ces trois questions appellent des réponses que je suis incapable de fournir, de vrais travaux universitaires. Mais je vais quand même tenter un embryon de réponse par ce post, avec mes modestes moyens, en dressant quelques portraits de sino-jamaïcains influents, après vous avoir fait un rapide topo sur l’implantation de communautés chinoises à yard. J’espère n’offenser personne en regroupant sous un caractère ethnique tous ces personnages, qui m’intéressent évidemment bien plus que simplement pour leurs origines. 


Évacuons d’abord : comment une communauté de chinois s’est-elle formée en Jamaïque ? Très grossièrement : au début du 19e siècle, les propriétaires terriens britanniques (aka Le Capital, en marxiste) cherchent de la main d’œuvre bon marché pour travailler dans les plantations de leurs colonies caribéennes. Des bateaux de travailleurs chinois, la plupart descendants de Hakka, sont alors envoyés et débarquent sur la côte jamaïcaine (circa 1854). Les premiers arrivent très pauvres dans des conditions misérables, ils forment la première « vague » (d’autres vagues succéderont ainsi jusqu’en 1940, avant que le gouvernement mette le holà). A force de sueur (et d’un tas d’autres facteurs trop longs et trop subtils pour être développés sur un billet de blog), une bonne partie de ces chinois parvient à s’extirper de sa condition d’exploité ; en clair, ils sortent des plantations et ouvrent des petits commerces : épiceries, cordonneries, marchands de glaces, etc.. En Jamaïque, on va “chez le chinois” comme on va “chez l’arabe” en France, c’est-à-dire à l’épicerie du coin de la rue. Cette position sociale, combinée à l’implantation géographique des chinois dans l’île, explique pour une bonne part le rapprochement de certains représentants de la communauté de la musique.  Comme le note Fred Celimène dans ce livre, et contrairement aux autres minorités de l’ïle (syriens, libanais, juifs…), « les quelques 3000 chinois avaient pour caractéristique une grande dispersion pour ce qui est de l’occupation de l’espace urbain ». Ce qui, au lieu de les ghettoïser dans des quartiers ethnicisés, les fond dans la population jamaïcaine, et engendre plusieurs générations de chinois-jamaïquains, de chinois métissés. A la fin des années 50, l’industrie musicale est balbutiante. Mais la musique populaire sent trop fort le ghetto pour intéresser les notables jamaïcains. La place est donc libre pour notre classe moyenne de travailleurs chinois. En voici quelques remarquables exemples :

Tom the great Sebastian

tom the greatSelon la légende, Tom the Great Sebastian est le tout premier sound-system jamaïcain, fondé à la fin des années 40 par… Thomas WONG , un quincaillier sino-jamaïcain. Rendez-vous compte : le tout premier sound-system de l’ïle, le “all-time giant”, le précurseur d’une façon de jouer la musique typiquement jamaïcaine… est d’ascendance chinoise. Pour éviter de payer des bands entiers de musiciens, Tom Wong se met à jouer des disques de rythme & blues glanés en Amérique sur de grosses enceintes qu’il modifie lui-même et pose dans la rue, et invite Count Machucky à animer ces extraordinaires  et avant-gardistes sessions. Là vous vous dites “ça fait beaucoup de ressemblances, Coxsone n’a rien inventé”… Mais je vous prierais de rester polis. 

Leslie Kong

Leslie KongAu début des années 60, la famille Kong, Leslie et ses deux frères, tient un singulier commerce sur orange street : un glacier-disquaire qué s’appelorio Beverley’s. Très vite, Leslie se passionne pour les disques qu’il vend, et aménage un studio au-dessus de la boutique de glace. Commence alors la glorieuse histoire du label Beverley : difficile de rendre grâce en trois lignes à l’importantissime catalogue qu’il produira entre 61 et 71 (sa mort) mais on peut évoquer, en vrac, ses collaborations avec Desmond Dekker (qui signe chez lui une chanson inspirée du docteur Fu Man Chu, personnage de fiction asiatique inventé par le romancier Sax Rohmer1), Jimmy Cliff, Bob Marley(dont il produit les 2 premiers singles), ou The Maytals. Qu’il me soit permis de citer arbitrairement deux chansons de la discographie Beverley, qui constituent à elles seules de solides preuves de la qualité ET de l’influence de ce studio : le mythique Caution de Bob, et le non-moins fameux Night and Day de Toots & the Maytals. And the list goes on and on…


Patricia et Vincent Chin

vincent-and-pat-chin-vp-records-billboard-650Patricia et Vincent, les deux premiers protagonistes de la dynastie-reggae des Chin. A la fin des années 50, Vincent est réparateur de jukeboxs : de ce poste d’observation privilégié de la musique, lui vient l’idée de profiter plus directement du succès des disques qu’il voit défiler dans les machines qu’il bricole. Ainsi en 1959, il ouvre avec sa femme Patricia un premier magasin qu’il nomme Randy’s. Très vite, en 1960, il utilise Federal (l’un des seuls studios alors établit sur l’île) pour s’essayer à la production : lors de sa première session, il enregistre, entre autres, Bunny & Skitter et Rico Rodriguez. Ma foi, l’affaire est bien lancée. La suite vous la connaissez : le magasin déménage au 17 North Parade, devient cette incontournable plaque tournante du 45 tours (surmontée de la célèbre punchline « Name it, we have it »), et Vinc’ et Patou poursuivent leur travail de production dans le studio du 1er étage, enregistrant les meilleurs chanteurs et musiciens: Don Drummond, Lord Creator, Ken Boothe, Alton Ellis, Stranger Cole, The Gaylads etc… Les plus grands producteurs de l’île utilisent aussi le studio Randy’s, de Bunny Lee (tient, un Lee ?) à Niney, en passant par Phill Pratt. Plus tard, émigré aux Etats-Unis, le couple créé VP qui est encore aujourd’hui le plus énorme et incontesté producteur et distributeur de musique caribéenne.  Leur fils, Clive Chin, est lui aussi actif à Randy’s dès les années 70. Il produit et arrange, par exemple, l’immense album à succès Java Java.

Byron Lee

byronlee18990619750411Byron Aloysius Lee est un pionnier de la musique jamaïcaine. Dès 1957, avec quelques acolytes (Baba Brooks, Lester Sterling…), il fonde The Dragonaires, groupe dont il est le leader. Avec cette formation, Byron lee va d’abord backer quelques prestigieux artistes américains, tel que Sam Cooke, Ray Charles ou Chuck Berry lors de leurs tournées caribéennes. Le groupe fait même en 1962 une courte apparition dans James Bond vs Doctor No, et est envoyé en 64 aux USA pour défendre la naissante musique folklorique jamaïcaine, aka le ska. A la fin des années 60, avec l’éclosion du reggae, Byron rachète à Edward Seaga le studio W.I.R.L, qu’il rebaptise Dynamics. Si sa propre production musicale des 70’s ne m’intéresse pas des masses (il fait principalement des reprises mielleuses, et du soca) la quantité de merveilles qui portent la mention DYNA (Dynamics studio) sur la matrice est suffisamment impressionnante pour s’incliner devant Byron. Son frère, Neville, est lui à la tête d’un des plus gros distributeurs de l’île, Sonic Sound.

Justin Yap

A-469095-1241544989.jpegJustin Yap n’a pas fait long feu dans la musique jamaïcaine : à peine quelques années, de 62 à 65, avant d’émigrer, comme beaucoup de chinois-jamaicains, aux states : mais les quelques disques qu’il laisse derrière lui sont tout simplement mythiques ! Son nom évoque invariablement chez l’amateur de ska les meilleurs enregistrements de Don Drummond. La légende raconte qu’en Novembre 1964, Justin loue Studio One à Coxsone pour toute une journée et une nuit : il s’enferme dans le studio avec les Skatalites et y passe 18heures d’affilées. C’est pendant cette mémorable session que sont enregistrés « Chinatown », « Ringo » ou « Confucius ». Si j’avais une machine à remonter le temps, c’est à CETTE session de 18h que j’assisterais. Rien à foutre de la découverte de l’électricité, ou de l’invention du téléphone.

Stephen Cheng

Je n’ai pas la moindre info sur Stephen Cheng. Mais je ne pouvais pas me fendre d’un billet sur les chinois-du-reggae sans évoquer l’immense et obscure boucherie qu’est son Always Together. Il s’agit en fait d’une chanson traditionnelle chinoise, Girls of Ali Mountain ou (Ali  Shan de Gu Niang), rejouée à la sauce deep rocksteady par Byron Lee et ces Dragonaires. One off ! J’en profite pour placer une pirouette, et vous signaler l’existence d’un documentaire, justement baptisé d’après cette chanson “Always Together- chinese jamaicain in reggae”, et réalisé par Generoso Fierro. Docu dont je n’ai réussi qu’à voir le trailer, malheureusement… Si un lecteur de passage possède un DVD et veut bien faire tourner, il bénéficiera de ma gratitude éternelle.


                                                          The Mighty Vikings

254706_171876642880736_1571015_nParmi tous les bands qui se forment dans les années 60, the Mighty vikings est certainement celui où sévissent le plus de sino-jamaicains : sur les 3 chanteurs du groupe, deux sont des Wong, Sonny et Victor. Le bassiste Phil Chen, musicien réputé de sessions, n’est lui non plus jamais très loin. Les Vikings comptent également dans leurs rangs des personnages tels que Derrick Harriott ou Hux Brown, et remportent pour une année (63 ou 64 selon les sources) le titre de meilleurs ska-band de l’île. Ils se produisent principalement dans les hôtels et clubs de Kingston, ce qui explique pourquoi la trace discographique qu’ils laissent n’est pas énorme.

Dickie Wong

ikjuklEncore un Wong. Celui-ci s’appelle Dickie et ce n’est pas la première fois que je vous en parle dans ces colonnes. Dickie est le propriétaire d’un club sur Red Hill road, le Tit for Tat. C’est dans ce club que se fonde l’une des formations les plus déterminantes du reggae : les Skin Flesh & Bones, réunissant des musiciens comme Sly Dunbar à la batterie, Lloyd Parks à la basse ou Ranchie McLean à la guitare. Grosso modo, une préfiguration des Revolutionaries. Sur le label du même nom que son club, Tit for Tat, Dickie Wong édite une grosse dizaine de 45 tours, principalement des (bonnes) covers de titres américains, et obtient quelques hits majeurs, comme la reprise par Al Brown du Here I am baby d’Al Green, ou le I bet you don’t know de Dave Robinson.

Herman Chin-Loy

tumblr_n4kfafPaEp1s11riyo1_500A la fin des années 60, Herman et son demi-frère Lloyd ouvrent Aquarius record store sur Half Way Tree. L’histoire est semblable à celles de Leslie Kong ou Vincent Chin : au dessus de la boutique familiale, ils aménagent (avec l’aide d’un ingénieur gallois) le premier studio 24 pistes de l’île. C’est ici qu’Herman découvre Horace Swaby, et le baptise du nom générique qu’il donnait alors à tous ses claviéristes : Augustus Pablo. Il est de fait pour beaucoup dans la popularisation du mélodica sur les disques jamaïcains. On doit notamment à Herman et son Aquarius l’énorme Arise Black Man d’Alton Ellis, et parmi les meilleurs morceaux de Lloyd Charmers et ses Hippy Boys.

Mikey & Geoffrey Chung

nowgenerationLes frères Chung commencent leur carrière en pleine fièvre rocksteady, et forment avec Lennox Robinson The Ministrels, groupe à qui l’on doit l’abyssale So Weary. Puis, Mikey à la guitare et Geoffrey au clavier, fondent the Now Generation, l’un des plus importants band de studio des 70’s . Dès 72, ils travaillent pour tous les producteurs et figurent sur un nombre affolant de merveilles. Vous seriez vous même étonné du nombre de disques dans votre collection signés Now-Gen ! Herman Chin-Loy, justement, est l’un des premiers à utiliser le groupe en session; mais Glen Brown, Bunny Lee, Lee Scratch Perry, Harry Mudie,Lloyd Charmers, ou encore Derrick Harriott profiteront eux aussi du son soulful des frères Chung. Citons à nouveau arbitrairement quelques chansons dont ils sont responsables : le très bel instrumental réédité récemment par Pressure Sound, Cup of tea, et cette incroyable tuerie que Geoffrey chante lui même :

Tony Chin

tonychinTony Chin est un guitariste, membre fondateur des Soul Syndicate, avec notamment Earl ‘China’ Smith, Carlton ‘Santa’ Davis, ou George ‘Fully’ Fullwood. Pas besoin d’insister sur l’importance des Soul Syndicate, simplement rappeler que le son caractéristique de ce band servit à des producteurs tel que Keith ‘le dentiste’ Hudson, Niney The Observer, et à des chanteurs comme Tony Tuff, ou Horace Andy. Je vous renvoie à l’excellent documentaire qui existe sur l’épopée Soul Syndycate , Word sound & Power. Dans le génial extrait de ce film que je vous colle ci-dessous, on voit Tony dans son grand pattes d’eph’ assurer la guitare rythmique pour Tony Tuff.

Joseph ‘Jo jo’ Hoo Kim (et ses frères Ernest, Paul et Kenneth)

bd48339d22cd468a3091fd9323dd0b19Joseph Hoo Kim et ses 3 frères sont eux aussi issus d’une famille d’entrepreneurs chinois. D’abord impliqués dans le business des machines à sous, les 4 frères sont obligés de se reconvertir après que le gouvernement passe une loi pour interdire les jeux d’argents. Ils sont le parfait exemple de ce que je décrivais plus haut, à savoir que la musique représentait alors pour cette middle class d’entrepreneurs une opportunité contingente de faire du business. En 1972, Joseph rachète la console 4 pistes de Dynamics et fonde sur Maxfield Avenue ce qui deviendra au cours des 70’s le plus important studio de l’île : Channel One. Le home-band, The Revolutionaries, composé de l’emblématique paire Sly and Robbie, incarne à lui seul tout le son rockers de la deuxième moitié des70’s. Il serait plus rapide d’énumérer les artistes qui n’ont pas été backés par eux. Les Roots Radics, d’Errol ‘Flabba’ Holt et Sytle Scott, évolueront eux aussi dans l’écrin des Hoo Kim, de la fin des 70’s à la première partie des 80’s, produisant entre ses murs et sans contestation possible le plus lourd early-dancehall qui soit. Emigrés aux states à la fin des 70’s à la suite du violent meurtre d’un des frères, Paul, les Hoo Kim s’occuperont à distance de moins en moins du studio de Maxfield Avenue, qui connaîtra une mort lente et douloureuse de l’avènement du digital au début des années 90. Mais une vie ne suffirait pas à faire le tour de tout ce qui s’est enregistré à cette adresse.

Leonard ‘Santic’ Chin

A-646441-1369043517-7425.jpegJe n’ai pas réussi à confirmer sur internet que ce Chin là faisait partie de la même dynastie que Vincent et Patricia. Mais pour le présenter rapidement, il fut lui aussi un producteur, moins prolifique certes que d’autres cités précédemment, mais responsable de très belles chansons avec Horace Andy ou Augustus Pablo. Une compilation de Pressure Sound présente très bien son travail, Down Santic Way.

I-Kong

452571621_1b700c3e09_zJe terminerai cette liste non-exhaustive par un autre Kong, Errol, neveu de Leslie. Errol Kong est plus connu sous ses alias, Ricky Storme ou I-Kong. Il débute sa carrière au sein des Jamaicans, mais c’est avec son album solo The Way It Is, paru en 79 (mais enregistré plus tôt dans les 70’s) qu’il se distingue particulièrement. Tellement qu’une bande de Suisses, les Najavibes, (et alors qu’il n’avait rien sorti depuis) est allée le chercher en Jamaïque pour enregistrer avec lui un nouvel album, A little Walk, paru l’année dernière (et dont je vous parlais ici).


Voilà quelques portraits susceptibles de nous faire mesurer l’importance des chinois-jamaicains dans le développement du son yardie. Vous le remarquez, tous ces protagonistes sont loin d’être des seconds couteaux. C’est à se demander ce que serait devenue la musique jamaïcaine sans eux. Bien sûr, il serait faux de penser que les relations entre descendants de chinois et d’africains furent toujours parfaitement cordiales. A plusieurs reprises des riots “anti-chinese” éclatèrent sur l’île. Prince Buster publia une série de chansons pour reprocher à Derrick Morgan d’aller enregistrer pour le “Chiney-man” (“Are you a blackman, or a chiney-man ?”). Et le départ massif des sino-jamaicains vers les USA à la fin des 70’s témoigne de la difficulté pour eux de rester à yard dans les conditions d’ultra-violence de l’époque. Mais malgré toutes ces vicissitudes, l’empreinte sur la musique est éternelle, et nous permet à nous, pauvres passionnés du 21e siècle, de nous retourner sur cette singulière histoire de migration, et de contempler son spectacle, ses rebonds, ses grimaces… et ses miracles.

Quelques-unes des sources :
Chinese reggae pioneers
Reggae Chinese Progenitor
Footstep in the dark – hidden history of popular music
Carribean popular music
Jamaica session vol 1
wiki 

(1) merci à Yannick Maréchal pour la correction

 

21 thoughts on “Ces chinois qui ont fait le reggae

  1. C’est du très lourd : sujet très bien trouvé (original) et tout aussi bien traité et illustré, ça fait plaisir.
    Note : aux Antilles françaises et en Guyane française aussi on va chez le chinois. 😉

  2. Extra ! Merci Killers Without Fillers ! C’est très pertinent , peut on également citer Mickey ” Mao ” Chung guitariste qui a souvent joué avec Sly & Robbie ?

  3. Oups ! Pardon , il est cité dans le paragraphe sur les frères Chung . Merci encore , j’avais un contact qui m’accompagnait à Kingston , un personnage très ” tous terrains ” dirons nous proprement , il s’appelait Tyrone Lee …

  4. Big Up pour l’article : tres instructif 😉
    Mikey Chung est aussi un sino-yardie a mentionner …connu pour avoir etait proprio du label Kariang (90’s) il était aussi guitariste dans Now generation band, inner circle black uhuru …

  5. J’avais fais écouté le Stephen Cheng / Always Together à une amie chinoise de passage en France en 2010
    , elle avait tendu l’oreille & m’avait dit que sa grand mère écoutait la version d’origine à l’époque en Chine ( une chanson traditionnelle ) !

  6. Une des meilleures hagiographies que j’ai lu depuis longtemps. Enrichissant, respectueux, très bien écrit. Effectivement, les tribulations musicales de ces chinois en Jamaïque mériterait des travaux universitaires. Surtout quand on songe à la postérité et à l’influence de ces productions sur la musique populaire en général et pas seulement noire.
    Beau travail ! Bravo !

    • …merci de ton intérêt et de ton gentil mot ! Je suis sûr que ces travaux existent, en fait :il y a bien dû avoir une/des thèse(s) à ce sujet à l’université des West Indies, le contraire serait étonnant ! Je n”ai pas eu la chance de tomber dessus, mais si un jour je trouve, je mettrais un lien ici pour renvoyer vers!

  7. Salut Killers without fillers.

    Très bon post!

    Je crois que tu as trouvé tout seul sans grandes recherches universitaires pourquoi les chinois tiennent une telle place dans l’histoire de la musique jamaïquaine. Tout au moins pour ce qui est du versant production (Leslie Kong, Randys & co). En gros, ils ont tous un lien avec un shop. La base est là : la zic permet d’attirer le chalant. En plus pour produire il faut un minimum de fonds (et/ou un local).

    Leur point commu est là : de jeunes sino-jamaicains passionnés de musique issus de familles suffisement aisées pour soutenir leur investissement dans ce qui n’est au début qu’un hobby.

    D’ailleurs, ta liste évoque beaucoup de prod et nettement moins de chanteurs. Et pour cause.

    J’ajoute pour conclure que de manière générale, de nombreux producteurs étaient des proprios de magasin. A commencer par Dodd et Duke Reid. D’ailleurs, ça donne parfois des trucs drôle, comme le label Rosso de Clive Francis qui a pour logo une chaussure : Clive possédait un magasin de chaussures.

    wareika

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